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Petit bonhomme
Petit Tom
Tu es arrivé à la maison
Comme un clochard en haillons

Ta fourrure n’était plus
Que bourre en bataille
Tu claudiquais
Tu te cachais
Craignant de recevoir encore
Des coups et autres violences

Tes yeux voilés et ton strabisme
Traduisaient un âge avancé
Très tôt je t’ai donné un nom
Tu répondais à mes appels
Tu ne partais jamais très loin
Comme si tu avais peur au fond
De ne pas retrouver ta maison

Fini la survie dans la rue
Désormais tu étais attendu
Tu le savais et tu aimais
Et moi aussi

Un an pour gagner ta confiance
Pouvoir enfin te caresser
Te brosser, te murmurer des mots
Dont tu as vite compris le sens

Alors tu revenais encore
Tu ronronnais contre mon coeur
Tu étais même un peu jaloux
Des autres membres de la famille

Tu étais toujours le premier
À miauler avec insistance
Autorité et impatience
Pour me demander à manger

Et je t’avais aménagé
Des petits coins vraiment douillets
Car tu ne pouvais plus sauter
Dans les fauteuils et canapés

Tu étais trop handicapé
Mon petit Tom
Mon vieux bonhomme
La maladie t’a rattrapé
Et jusqu’au bout tu as lutté
Jusqu’à cette minute fatale
Où mes bras ont pu accueillir
Ton dernier soupir
Sans que tu puisses voir mes larmes

Mon petit Tom
Mon vieux bonhomme,
Paix à ton âme.

© Ludiane de Brocéliande – Les animaux ne sont pas des bêtes

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Posted in Animaux, Poésie engagée

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